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Graines de pensées...

Lomé la Belle, on est où la?

5 Avril 2016 , Rédigé par TEVI-BENISSAN Daté Martial Publié dans #Découverte du Togo, #Vie en Société

Vue partielle de Lomé
Vue partielle de Lomé

Il arrive que certains événements de notre vie nous amènent à nous poser des questions sur ce que nous faisons ou ce que les autres font ou ne font pas. Parfois ce sont des trucs simples et banals mais en prenant un peu de recul, on se dit que quelque chose peut être fait.

J’ai grandi et j’entends souvent les gens parler de Lomé La Belle (à ne pas confondre avec le Restaurant qui porte le même nom svp) qui aujourd’hui est devenu Lomé la Poubelle. A quoi fait-on référence avec cette expression ? A la salubrité ? A la qualité de la vie ? Au développement ? Je ne saurai vraiment vous le dire. Mais j’essaie de rassembler tout cela en me posant un certain nombre de questions vu que notre ville comparée à d’autres de la sous-région fait un peu pitié.

  1. Les routes dans certains endroits très populaires et fréquentées

Il existe encore beaucoup de routes au centre-ville difficilement praticables : Rue de l’OCAM, Pavés de Bè en quittant le boulevard circulaire (inondés à chaque petite pluie), Gbadago (heureusement en chantier au niveau du Boulevard des Armées en espérant que la route de Gbadago soit incluse dans le projet). Mais il est aussi à noter les efforts du gouvernement pour améliorer ces infrastructures. Beaucoup de routes en chantiers et certaines zones déjà transfigurées. Espérons que cette dynamique se poursuive et qu’un jour toutes les artères de la capitale disposent de voies praticables en toutes saisons. Je précise bien en toutes saisons car certaines des nouvelles routes laissent à désirer car mal réalisées. Il est donc de notre devoir de citoyen de bien prendre soin de ces ouvrages pour une utilisation dans la durée.

2. Les constructions de maison

Les maisons poussent à Lomé comme des champignons. Le développement de l’immobilier et l’investissement rentable dans ce secteur font que les gens rivalisent d’ingéniosité. Malheureusement, certains bâtiments échappent à la règle de l’esthétique et ne respectent pas forcément des normes de surface de vie que le gouvernement doit définir. Toute maison dit normalement faire l’objet d’étude par un architecte même si les travaux seront confiés à un maçon expérimenté. Et chaque construction doit disposer d’un plan d’évacuation en cas d’urgence (incendie, catastrophe naturelle…).

Il y a aussi un besoin d’harmonisation par endroits. Dans certaines capitales, disposer d’un terrain dans une zone ne te donne pas forcément le droit d’y bâtir du n’importe quoi. Et ce plan d’harmonisation doit découler du plan d’urbanisation et de développement de la ville à long terme. Nous devons être visionnaires. Que le gouvernement prenne ses responsabilités et que les propriétaires terriens aussi en fassent pareil.

3. Les tas d’ordures

Quel décor quand tu passes dans certaines zones ! Des tas d’ordures dégageant des odeurs nauséabondes avec le pullulement des microbes et son lot de maladies : celui tout au long du grand contournement est encore plus déplorable d’autant plus que cette place pouvait être aménagée en parc de distraction. La mairie doit revoir avec les associations de collectes d’ordures ménagères pour avoir un processus de traitement des déchets usagers. Pleins d’exemple sont disponibles dans nos quartiers et sur ce point, j’invite le public à cesser d’alimenter d’avantage les petits tas d’ordure. Car tout commence avec une peau de banane, puis un sachet, puis de gros dépôts d’ordures.

4. La propreté des ruelles

Je salue ici l’initiative lancée concernant Ville propre tous les premiers samedi du mois. Et pour ma part je pense que cela devrait être tous les samedis.

Déjà que des agents sont recrutés pour balayer les grandes artères, il est indispensable que nous cessons de jeter du n’importe quand dans nos rues, devant nos maisons, et que soit privilégiés l’utilisation de poubelles avec des tris sélectifs (recyclable ou non). Ce tri doit être organisé de commun accord avec les autorités et mis dans un plan de salubrité de nos villes. Chacun doit pouvoir balayer devant son portail de façon régulière pour faire régner la propreté. Et chaque individu qui emprunte une route propre doit jouer le jeu de la propreté en évitant de jeter par terre les sachets ou les restes d’aliments.

5. L’entretien des caniveaux

C’est un point sur lequel on ne finira pas d’interpeller les gens. Beaucoup non seulement se retrouvent de nos jours encore naufragés à cause de l’eau de pluie qui déborde des caniveaux mais aussi sont obligés de pincer le nez en s’arrêtant pour chercher une voiture ou un taxi-moto car le caniveau sort une odeur d’urine insolente. Je me demande même si certains ne vont pas y faire leurs besoins solides.

Ne pas respecter les caniveaux, c’est manquer de respect pour la vie. C’est un crime contre l’humanité.

Bref, si nous voulons que Lomé redevienne la belle, il faut que tous, autant que nous sommes, dirigeants, hommes politiques, chef de quartier, simple citoyen, nous mettons nos efforts dans le même panier en adoptant une attitude citoyenne et responsable. Ce n’est que de cette façon que nous allons attirer les touristes, avoir une meilleure santé, développer l’économie et vivre sainement.

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