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Graines de pensées...

La maitrise émotionnelle en milieu professionnel

13 Juin 2016 , Rédigé par TEVI-BENISSAN Daté Martial Publié dans #Gestion-Finances-Marketing, #Vie en Société

La maitrise émotionnelle en milieu professionnel

L’émotion est un trait caractéristique de l’être humain. Elle existe à tous les coups mais c’est son expression qui est différente suivant les individus et suivant les conditions du moment. Ainsi, un homme qui pleure la mort d’un ami et pas d’un autre ami ne veut pas dire insensible à l’un ou à l’autre mais a ses raisons. S’il est plus facile à certains de laisser paraitre leurs émotions au moindre choc, il est en revanche plus difficile pour d’autres de se laisser dévoiler. Le masque créé donne l’impression d’un être impitoyable. Mais qui dira qu’un lion n’a pas de cœur ?

Arriver à maitriser ses émotions est donc un art. il peut arriver à certains de réaliser cette maitrise de façon naturelle mais généralement c’est un art qui s’apprend. Surtout quand on occupe des postes de responsabilité. On se retrouve généralement sous la pression d’au moins deux couches : la direction générale et les superviseurs ou exécutants quand on a le rang de directeur, entre le directeur et les superviseurs ou exécutant quand on a le rang de Manager, et ainsi de suite.

S’il existe des méthodes pour y arriver, alors il faut peut-être commencer par éviter certaines attitudes quand on est leader :

  1. Le besoin d’avoir absolument raison : pour un leader, le fait d’avoir raison n’est pas ce qu’il y a de plus déterminant. La raison fondamentale pour laquelle tu es là, c’est produire du résultat. On peut donc parfois partir sur des décisions pas très bonnes pour arriver à de meilleurs résultats. Cela fait partie pour certains de la stratégie (puisqu’on sait que le concurrent nous surveille et se dit qu’une telle décision de votre part suppose qu’il y a une opportunité immense) et ce n’est pas sans risque. Car il peut arriver que le concurrent ne suive pas et qu’on se casse la figure. D’un autre côté, il ne faut pas oublier la hiérarchie qui peut disposer de certaines informations que nous n’avons pas et décide d’appliquer le contraire de notre proposition. Ayez donc raison, mais pas absolument raison.
  2. Le besoin de réagir en fonction de ce qu’on ressent : l’intuition interfère dans nos prises de décision sans qu’on s’en rende compte parfois. On le met sur le dos de l’habitude ou du réflexe mais à y voir plus clair, toutes les situations ne sont pas identiques et pourtant on arrive à s’en sortir. Parfois, ce qu’on ressent prend le dessus sur le rationnel qu’on a en face de soi. Car on a l’impression que ce n’est pas la meilleure décision. Il ne faut donc pas oublier que ce n’est pas parce qu’on ne sent pas vraiment la chose personnellement que les choses se passent mal. Ce qui compte, c’est de bien faire tourner les choses.
  3. Le besoin de montrer qui a tort ou a fauté : personne n’aime être l’individu responsable de l’échec. C’est une honte après tout qu’un leader échoue. Mais dans un match où il faut gagner une coupe, il y a toujours un perdant. Et ce n’est pas parce que l’autre a perdu qu’il est un mauvais leader. Tout le monde peut commettre une erreur et même tout un conseil d’administration peut commettre une erreur. Alors trouver un bouc-émissaire pour endosser la responsabilité n’est pas la fin en soi. Mais trouver une solution au problème mis à jour et de façon durable est le vrai défi en cas de faute. C’est ce qui compte en fait dans la qualité d’un leader.
  4. Le besoin de déverser leur colère sur quelqu’un : la frustration fait partie de la vie. Elle est bien présente dans la vie familiale que la vie professionnelle. La colère est un sentiment normal. Mais qui fait du mal beaucoup plus au contenant que celui sur qui elle est déversée car après tout et à tête reposée, on se sent beaucoup plus coupable de son acte. Certes, celui contre qui la colère est déversée se sent désabusée et peut ne plus se donner à fond. Mais alors dans ce cas, qui perd ? Lui ou vous le leader qui n’êtes pas arrivé à vous contrôler et à vous déverser sur autrui ?

Beaucoup de grands hommes ont montré la voie à travers leur vie. Nous ne nous y intéressons pas souvent car nous trouvons leur époque très ancienne mais à y voir de près, ils sont les meilleurs enseignants dont nous disposons. Comme Alexandre le Grand, « Il n’y a rien de noble à vouloir être meilleur que quelqu’un. La vraie noblesse, c’est de faire chaque jour un peu plus que la veille ».

Puissions-nous être de bons leaders dans notre milieu professionnel.

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