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Graines de pensées...

Afrique mon Afrique, Afrique hier, aujourd'hui et demain...

29 Août 2016 , Rédigé par TEVI-BENISSAN Daté Martial Publié dans #Vie en Société, #Découverte du Togo

Afrique mon Afrique, Afrique hier, aujourd'hui et demain...

« Afrique mon Afrique
Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales
Afrique que chante ma grand-mère
Au bord de son fleuve lointain
Je ne t`ai jamais connue »

Je me rappelle ce poème de David DIOP et je suis sûr que cela nous rappelle beaucoup de choses. Beaucoup l’ont étudié (les programmes évoluant, je ne sais plus si ce texte en fait toujours partie).

Mais de nos jours, pourrions-nous encore dire que nous ne connaissons pas notre Afrique ?

L’Afrique aujourd’hui, fait-elle toujours la fierté de nos ancêtres ? Ou continue-t-elle de courber l’échine sous le poids de l’humilité ? Pardon, de l’esclavage je voulais dire. Où est-elle cette Afrique qui depuis les temps anciens pousse comme cet arbre au milieu de la forêt patiemment, obstinément pour nous offrir les saveurs de la liberté ?

Aujourd’hui, moi je pousse ce cri :

« Afrique mon Afrique, Afrique pour laquelle mes ancêtres ont donné leur vie pour que ses enfants jouissent de la liberté, aujourd’hui j’ai vu ta vraie face.

J’ai vu comment tu te vends au plus opprimant en bafouant l’avenir de tes enfants à qui tu chantes tous les jours que demain est proche.

Aujourd’hui j’ai vu et je continue de voir comment tu offres les fruits de tes entrailles à celui-là même qui est venu t’appauvrir et qui continue de le faire.

J’ai vu et je continue de voir comment tu tues tes enfants qui osent te dire que tu n’es pas sur la bonne voie.

J’ai vu et je continue de voir comment tu sèmes les germes de la destruction de la génération future en poussant tes enfants d’aujourd’hui à se dresser les uns contre les autres au lieu de se serrer les coudes.

Mais même au fond de ce désespoir dont le gouffre ne cesse de se creuser inexorablement, je vois une lueur à l’horizon qui me dis de ne pas confondre ton chemin avec ta destination. Ce n’est pas parce que le temps est orageux aujourd’hui que cela signifie, oh mon Afrique, que tu ne te diriges pas vers le soleil.

Afrique mon Afrique, secoue les branches mortes sur lesquelles tes enfants continuent de dormir et de rêver.

Demain, c’est clair, ça ne sera pas facile ! Mais je suis profondément persuadé que ça sera ton heure de gloire ! Tu as su préserver ce charmant naturel qui attirera tant de convoitises. Surtout, garde un œil attentif sur tes douloureuses leçons, impitoyablement enseignées par un passé, aussi lointain que présent, pour ne plus jamais te laisser berner ; et surtout pas par l’odeur de l’argent ! Oh Afrique, Afrique, mon Afrique ! J’aimerais tant te voir enfin, un jour, à ta vraie place : celle de la reine des princesses… Oh Afrique, brave Afrique ! Combien de mères sauraient-elles encore garder le sourire, après avoir perdu autant de progénitures ? Oh Afrique, Afrique des terres ancestrales ! Il est tant, de bénéficier enfin des produits dérivés de ta propre semence. Oh Afrique, jeune Afrique ! Comment peux-tu encore admettre qu’on ose venir te réclamer des dettes, après t’avoir amputée avec l’esclavage et dépouillée, de tout genre, par la colonisation. Oh Afrique, Afrique de la jeunesse ! Nous ne devrons plus, nous ne pourrons plus laisser notre “mère “ vivre dans de pareilles conditions ! Cessons donc de fuir aux cris désespérés de notre “mère“ ! Cessons donc d’attendre ces autres, dont la plupart, sont à l’origine ou ont contribué ou contribuent encore, dans ce désastre !

Afrique mon Afrique, je t’offre ma plume en ce jour pour que tu réécrives ton histoire, une histoire agréable à chanter à nos enfants, tes enfants, ton héritage. »

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