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Graines de pensées...

LA VRAIE RICHESSE

3 Août 2016 , Rédigé par TEVI-BENISSAN Daté Martial Publié dans #Vie en Société

LA VRAIE RICHESSE

Qui n’a pas envie de rouler dans de jolies voitures, dormir dans une belle et spacieuse maison, bronzer sous le soleil peu importe qu’on soit déjà noir ou pas, manger dans des restaurants huppés, avoir des gens qui courent de gauche à droite pour se mettre à son service ? Presque tout le monde je dirai. Mais est-ce là la vraie richesse ? Je m’en vais vous raconter deux histoires que j’ai entendues concernant des immigrés africains en Europe.

Première histoire

Une dame, la trentaine a émigré vers l’Europe dans l’espoir de trouver un meilleur emploi et offrir un cadre de vie plus intéressant à son fils d’à peine 5 ans. A son arrivée, elle eut la chance de trouver une famille qui l’employa en tant que domestique. Son salaire comparé au SMIG en Europe était bas. Mais converti en monnaie locale au pays, ce salaire dépassait celui d’un cadre de banque. Puisqu’elle vivait dans la maison de ses employeurs, elle n’avait pas vraiment besoin de dépenser beaucoup et envoyait la moitié de son salaire au pays pour qu’on puisse s’occuper de son fils. Un beau matin, elle alla voir ses employeurs et leur fit part de son intention de rentrer au pays malgré le bon traitement et la chance qu’elle avait de travailler avec eux. Alors le monsieur lui demanda pourquoi elle voulait retourner après à peine 6 mois alors qu’elle était à la recherche d’une meilleure condition qu’elle peut offrir à son enfant. Alors elle répondit : J’ai bien réfléchi et je ne veux pas que mon fils se souvienne de moi comme la maman qui envoie seulement de l’argent et qui n’est pas là quand il est malade ou quand il a besoin de l’affection de sa maman. Je veux qu’il se souvienne de sa maman comme celle qui l’aime et qui ne peut pas de séparer de lui pour les richesses de cette terre.

Deuxième histoire

C’est celle d’un homme, la quarantaine qui a réussi après de multiples tentatives à se rendre en Europe. Il y avait trouvé un boulot de plongeur dans un restaurant et le soir venu se chargeait de l’entretien de l’endroit. Le propriétaire lui a donc donné la possibilité d’occuper l’une des salles de repos pour dormir la nuit et ranger ses effets personnels dans les casiers réservés aux employés. Après 4 années de travail sans prendre un seul jour de congés et vu son dévouement au travail, l’employeur lui accorda manu militari 1 mois de congés. Il était tout excité de rentrer au pays mais au bout d’une semaine, il revint pour demander tout tristement à reprendre son boulot. A la question de savoir pourquoi il était revenu si tôt, il répondit : « chez moi, tout le monde vient me rendre visite parce qu’ils pensent que je suis riche et que je dois leur donner de l’argent tous les jours ».

NOUS RETENONS

De ces deux histoires, nous retenons que nous sommes tellement préoccupés par les biens matériels de nos jours que nous laissons passer le plus important, ce qui nous rend riche : l’amour, le service désintéressé et j’en passe. C’est de bonne guerre que nous cherchons à vivre bien. Mais à quel prix ? et pour quel résultat ? Transformer les relations qui nous lient aux autres en relation matérielle ? Laisser de côté l’essence même de ce qui lie les hommes entre eux ? Que nous reste-t-il quand nous avons tout perdu ? Rien car tous ceux qui nous entourent, ou qui courent pour nous servir n’auront plus d’intérêt à le faire étant donné que leur loyauté ne pourrait plus être rémunérée.

Travaillons, prenons de la peine, mais ne nous rendons pas esclave du travail ou des richesses maternelles. Prenons le temps de voir la fragilité de l’homme qui sommeille à nous, dans notre enfant, dans notre femme et accordons-lui l’attention qu’il faut. Bâtissons des relations vraies et pures. Sinon le jour de nos funérailles, les gens viendront parce que vous avez occupé une haute fonction, ou parce que votre famille organisera de grandioses funérailles et pas parce que vous avez vraiment de la valeur pour eux.

Une grande dame, celle qui m’a mis au monde (paix à son âme), m’a dit un jour : "Mon fils, je sais que tu as envie de ce jouet, mais je n’ai pas les moyens de te l’offrir. En lieu et place, je t’offre mon amour qui n’a pas de valeur. Il peut t’arriver d’envier ce que possède l’autre et que tu n’as pas. Mais ne fait pas du désir de posséder la même chose une obsession. Car ce qui est bon pour lui n’est forcément pas bon pour toi. Et sache que c’est de cette même façon que quelqu’un d’autre envie ou aimerait avoir ne serait-ce que la moitié de ce que tu possèdes. Remercie donc Dieu pour tout ce qu’il te donne et laisse-le agir en son temps pour toi. Un jour viendra et Il te donnera les moyens de satisfaire aux besoins de ton corps car il a déjà pris soin des besoins de ton âme. Contente donc toi de ce que tu as et valorise-le car c’est cela qui plait à Dieu et qui fait de toi une vraie personne".

Prenez donc soin les uns des autres, travaillez mais accordez aussi du temps à votre famille, à Dieu. Vous y découvrirez la vraie richesse.

Que Dieu vous garde et vous comble de cette richesse inestimable.

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lucie rajec 04/08/2016 17:54

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