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Graines de pensées...

Nairobi - Les fameux MATATU

22 Novembre 2016 , Rédigé par TEVI-BENISSAN Daté Martial Publié dans #Voyages-Tourisme, #Vie en Société, #Découverte du Togo

Nairobi - Les fameux MATATU

S’il y a un phénomène qui ne vous échappe pas à Nairobi, c’est bien les fameux « matatu ». ce sont des bus de 15 ou 30 places au design montrant la créativité de l’homme et disposant de plusieurs possibilités. Alors, j’ai poussé ma curiosité pour comprendre comment le concept était né. Voici ce que j’ai pu apprendre.

Tout a commencé avec la mise en place du système de transport en commun par bus. Malheureusement ce système a échoué. Mais des privés, voyant que cela pourrait être un business prometteur, se sont lancés dans l’aventure. Les sociétés créées étaient appelées des « SACCO » avec l’espoir de voir une amélioration dans la conduite. Malheureusement, cela ne fut pas le cas en tant que tel. Tout le monde voulait faire le maximum de chiffre d’affaires et donc imaginez la suite. Bref, les grands matatu, qui sont les plus désignés et les plus stylés, ont fait leur apparition avec des concepts allant de tablettes pouvant supporter un laptop de la présence de télévision écran plat (32 à 43 pouces), de la musique et surtout le wifi.Wifi à bord

L’idée était de rendre moins stressant le voyage surtout en période d’embouteillages. Alors quoi de plus normal que de passer deux à trois heures dans un bus avec du wifi (et donc la possibilité de rester connecté, de faire des recherches sur internet pour les devoirs à rendre en classe ou à l’université), de regarder la télévision (surtout les clips musicaux ou même le journal), ou de profiter d’une ambiance de boîte de nuit et donc économiser sur le prix de la bière ? On comprend alors que c’est la jeune génération qui est la plus séduite par ce concept.

Le coût de transport en utilisant aussi les matatus est très bas. Pour une course de 500 KHS en taxi ordinaire, le matatu te coûte 5 fois moins cher. Juste qu’il ne te dépose pas devant chez toi sauf si tu as la chance de passer devant ta maison. Sinon il faut descendre à un point de stationnement et marcher un peu. Très bon pour la santé en tout cas. D’un autre côté, les Matatu sont spécialisés pour rouler sur un itinéraire bien donné. Donc parfois, pour rallier un point, il faudra prendre deux à trois matatu. Un peu comme le métro mais en bus.

Design extérieurUne conduite cependant dangereuse dont se plaignent la plupart des usagers de la route. En effet, beaucoup de chauffeurs ne respectent pas vraiment le code de la route. Les engagements se font dès le quart de tour sans tenir compte des autres voitures qui passent. Evidemment que dans une petite voiture de cinq places, tu es obligé leur donner la priorité au risque de voir ta voiture défoncée comme un sachet de plastique. Cependant, un point positif pour les petites voitures, c’est de pouvoir les utiliser comme voiture de dégagement quand tu veux te frayer un chemin et que les autres ne te laissent pas passer en te positionnant juste derrière eux. Un peu futé vous direz. Mais vigilance à moins d’avoir le réflexe d’appuyer sur la pédale de frein brusquement quand le Big Matatu aussi le fait. Sinon, bonjour les dégâts.

Le style externe ou la décoration a pour but d’attirer l’attention et de distinguer les différents matatus. Ceux qui appartiennent à une même société (SACCO) auront le même design extérieur. Mais il faut être prudent en prenant les matatu à cause des pickpockets. Alors, êtes-vous prêts pour tenter l’aventure Matatu ? Faites comme-moi (prenez des photos).

En passant, les autres moyens de locomotion à Nairobi sont : les taxis ordinaires (seul ou en groupe de 4 au maximum) avec négociation du prix, les taxis Uber (sur commande via l’application Uber sur téléphone en indiquant le lieu de prise en charge et la destination ; une simulation du prix est donnée avec une marge entre le prix le plus bas et le plus élevé) relativement moins cher que les taxis ordinaires quand il n’y a pas d’embouteillage car le tarif prend en compte la distance et le temps passé dans la circulation, les voitures personnelles, les taxi-motos (qui roulent dans tous les sens) et bien sur le ONZE NATIONAL ou ABRAHAM (les pieds).HULK

Mais ce que j’ai appris de plus, c’est que ces « matatu » sont fabriqués localement. Seuls le moteur et le châssis sont importés. La carrosserie est faite localement et est très résistante (plus que les voitures ordinaires). Ce qui explique pourquoi personne ne veut entrer en collision avec eux. En tout cas, pour ces histoires d’embouteillages, je pense que la mise en place d’un tramway rendrait la vie plus facile à Nairobi.

Par: Martial TEVI-BENISSAN

 

 

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