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Graines de pensées...

AKOFA, UN DESTIN CAPRICIEUX: Chapitre 6 - Le début

20 Février 2017 , Rédigé par TEVI-BENISSAN Daté Martial Publié dans #Vie en Société, #Découverte du Togo

AKOFA, UN DESTIN CAPRICIEUX: Chapitre 6 -  Le début

S’asseoir dans ce bureau et savoir que le poste qu’elle occupe lui avait été accordé par un menteur mettait désormais mal à l’aise Akofa. Surtout qu’elle avait le béguin pour lui. Cet endroit lui rappelait en permanence ses tromperies. Peut-être qu’il a usé de son pouvoir de séduction pour abuser de jeunes filles innocemment passées par ici pour acquérir de l’expérience professionnelle. Qui sait. Après tout, elle n’était pas liée à un contrat d’acier. Elle pouvait rompre en prétextant des raisons solides. Mais laquelle pouvait-elle inventer ? Elle se résolut de ne pas mentir au risque de ressembler à Yves et choisit plutôt de déposer une lettre de démission avec préavis d’un mois. Mais un mois, c’est vraiment long. Elle espérait juste qu’il ne ferait pas de sa vie un enfer.

Elle était encore plongée dans ses pensées que la porte s’ouvrit après un petit coup sec laissant dévoiler un gros bouquet de fleurs. Celui qui le tenait ne se faisait pas voir mais elle put deviner que c’était Yves. Elle se décida à le laisser là jusqu’à ce qu’il montre son visage en entrant mais après une minute d’attente, elle se leva pour sortir du bureau et remarqua qu’il s’agissait du livreur.

  • Oui Monsieur, je peux vous aider ?
  • C’est pour Mademoiselle Akofa.
  • Ok. C’est moi. Mais pourquoi vous restez planté là comme l’arbre sur lequel les fleurs ont été cueillies ?
  • Ce sont les instructions reçues.
  • De qui donc ?
  • De mon patron.

Elle lui demanda de rester là, prit la carte qui accompagnait le bouquet, et reconnut l’écriture d’Yves. Elle voulut la jeter mais poussée par la curiosité, elle la tourna et lu : « à la plus belle des dames ; veux-tu bien dîner avec moi ce soir ? Y ».

Le connard. Il était culotté. Après tout ce temps d’absence, il fit vraiment son apparition comme elle s’était déjà faite le film dans sa tête. Elle voulut l’appeler immédiatement pour lui dire qu’elle préférait le déjeuner mais le diner aussi pouvait faire l’affaire. Elle aurait plus de temps pour préparer ses attaques. Elle claqua la porte au nez du livreur avant de se rappeler qu’elle n’avait laissé aucune consigne. Elle rouvrit et dit alors au livreur :

  • Vous êtes marié ?
  • Non Madame.
  • Vous avez une copine ?
  • Oui.
  • Alors offrezlui ce bouquet de fleurs.
  • Euh Madame
  • C’est votre jour de chance. Et surtout prenez bien soin d’elle. S’il vous passe par la tête de lui faire du mal, sachez que je vous retrouverez et vous saurez qui je suis. Compris ?
  • Oui Madame. C’est très gentil à vous. Ces fleurs sont vraiment jolies. Elle sera très heureuse.

Après le départ du livreur, elle se laissa aller dans le fauteuil et se sentit beaucoup plus légère. Elle se sentait heureuse. Le geste de tout à l’heure la comblait. Elle prit son téléphone et passa un coup de fil à Jeanine qui lui annonça toute excitée qu’elle avait une information importante pour elle et ce serait intéressant si elle pouvait se libérer pour le déjeuner. Elle ne pouvait pas laisser une occasion pareille passer et accepta immédiatement. Elle essaya de lui tirer des bribes d’informations mais Jeanine était une experte dans la rétention d’informations. Elle passa son temps à regarder le cadran de l’horloge changer de minutes en minutes. Comme le temps pouvait être long quand on avait besoin de le voir filer ! Elle voulut même changer l’heure de l’horloge mais cela n’avancerait pas les autres horloges qui font tourner le monde. Son bureau lui parut tout à coup minuscule alors qu’elle s’y était toujours sentie à l’aise. Dès que le douzième coup de midi sonna, elle s’échappa du bureau comme Cendrillon à son bal masqué. Elle dévala les escaliers car l’ascenseur mettrait plus de temps à monter et à descendre. Elle se rendit compte que le rez-de-chaussée n’était pas aussi loin que cela et que c’était une perte de temps d’attendre l’ascenseur. Jeanine était aussi déjà là au parking et attendait. Elle s’installa sur le siège passager et avant même d’attacher sa ceinture de sécurité, Jeanine était déjà à la guérite qu’elle ouvrit avec un badge magnétique. Elle était d’abord surprise avant de se rappeler que la banque appartenait au père de son amie. Jeanine s’arrêta dans un fast food situé à dix minutes de la banque, commanda deux hamburgers sans demander son avis et l’invita à s’asseoir.

  • Bonjour Jeanine.
  • Non. C’est bonjour FBI.

Elles éclatèrent de rire et attirèrent l’attention des autres occupants du lieu. Mais elles ne se gênèrent guerre.

  • Alors Madame FBI, tu as quoi pour moi.
  • J’ai ceci et ceci et une histoire qui va te coûter très chère.
  • Qu’estce qui coûte cher ?
  • L’histoire bien sûr. Tu penses que quoi ?
  • Et tu penses que je ne pourrai pas payer ?
  • Avec de l’argent, certainement pas. Mais je te le dirai quand j’aurai fini de te la raconter. Mais pour l’instant, regarde ces photos et ces documents.

 

Que va découvrir Akofa dans l'enveloppe posée sur la table par Jeanine? Restez branchés pour la suite dès demain.

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